Abstract
Global environmental change is altering the soils and ecosystems of polar regions, leading to significant consequences for microarthropods. Here, we report the invertebrate fauna from nests of Arctic – nesting light geese, and describe the invertebrate communities represented by these nests. The data are the first of their kind for Ross’s Geese (Anser rossii) and Lesser Snow Geese (A. caerulescens; hereafter, Snow Geese) and were collected in 1994 from 38 nests, at Karrak Lake, Nunavut. The number of individual invertebrates ranged widely in nests of both goose species, and there were no effects of habitat type on number of invertebrates found in the nests. The most common groups of invertebrates found, with 100% percentage occurrence in nests, were mites (Acari) and springtails (Collembola). Diptera (flies) were found in 94 – 95% of nests of both goose species, but no taxonomic level within Diptera was found in more than 50% of the nests. Among these groups, the number of individuals was highly variable among nests, with all three, on average, more numerous among Snow Goose nests. Acari 1 and Acari 2a (orb) were found in 89% of nests of both goose species, and Onychiurid 1 was found in 85% and 72% of Ross’s and Snow Goose nests, respectively. The Siphonapteran larva of Ceratophyllus vagabundus vagabundus were conspicuously more common in Snow Goose nests (78%) than Ross’s Goose nests (35%), with adults found in 44% and 25% of the goose nests, respectively. Other percent occurrences of operational taxonomic units generally were similar between the goose species. The number of individual invertebrates was independent of nest size, regardless of goose species. Our data are an important snapshot of past invertebrate communities and provide a baseline for future studies of microarthropods in the high Arctic. Le changement environnemental mondial altère les sols et les écosystèmes des régions polaires, ce qui entraîne d’importantes conséquences chez les microarthropodes. Dans cet article, nous faisons état de la faune invertébrée des nids d’oies blanches de l’Arctique et nous décrivons les communautés invertébrées représentées par ces nids. Il s’agit des toutes premières données du genre pour l’oie de Ross (Anser rossii) et pour la petite oie des neiges (A. caerulescens; ci-après appelées oies des neiges). Ces données ont été recueillies en 1994 à partir de 38 nids au lac Karrak, situé au Nunavut. Le nombre d’invertébrés individuels variait énormément dans les nids des deux espèces d’oies. Par ailleurs, le type d’habitat n’influençait nullement le nombre d’invertébrés se trouvant dans les nids. Les groupes d’invertébrés les plus souvent rencontrés, dans 100 % des nids, sont les acariens (Acari) et les collemboles (Collembola). Des diptères (mouches) ont été trouvés dans 94 à 95 % des nids des deux espèces d’oies. Cependant, parmi les diptères, aucun niveau taxonomique n’a été trouvé dans plus de 50 % des nids. Le nombre d’individus de ces groupes variait beaucoup d’un nid à l’autre. La présence des trois groupes en même temps était, en moyenne, plus grande dans les nids d’oies des neiges. Acari 1 et Acari 2a (orb) ont été répertoriés dans 89 % des nids des deux espèces d’oies, tandis qu’Onychiurid 1 a été trouvé dans 85 % et 72 % des nids d’oies de Ross et d’oies des neiges, respectivement. Les larves de Siphonaptera de Ceratophyllus vagabundus vagabundus étaient visiblement plus courantes dans les nids d’oies des neiges (78 %) que dans les nids d’oies de Ross (35 %), des larves adultes ayant été recensées dans 44 % et 25 % des nids d’oies, respectivement. Les autres occurrences d’unités taxonomiques opérationnelles, en pourcentages, étaient généralement semblables entre les espèces d’oies. Le nombre d’invertébrés individuels ne dépendait pas de la taille du nid, peu importe l’espèce d’oie. Nos données donnent un important aperçu des communautés d’invertébrés antérieures et offrent un point de référence pour les études futures de microarthropodes dans l’Extrême-Arctique.