Abstract
The literature on shareholder voting has mostly focused on the influence of proxy advisors on shareholder votes. We exploit a unique empirical setting enabling us to provide a direct estimate of management's influence. Analyzing shareholder votes on the frequency of future say on pay (SOP) votes, we find that a management recommendation for a particular frequency is associated with a 26 percent increase in voting support for that frequency. Additional tests suggest that the documented association is likely to capture a causal effect. Management influence varies across firms and is smaller at firms where perceived management credibility is lower. Compared to firms adopting an annual frequency, firms following management's recommendation to adopt a triennial frequency are significantly less likely to change their compensation practices in response to an adverse SOP vote, consistent with the notion that a less frequent vote results in lower management accountability.
Influence de la direction sur les investisseurs : données relatives aux votes des actionnaires sur la fréquence de la consultation en matière de rémunération
Les chercheurs qui se sont intéressés aux votes des actionnaires se sont plus particulièrement concentrés sur l'influence des conseillers en vote sur les votes des actionnaires. Les auteurs exploitent une situation empirique exceptionnelle qui leur permet de procéder à une estimation directe de l'influence de la direction. En analysant les votes des actionnaires quant à la fréquence de la consultation en matière de rémunération, ils constatent que la recommandation d'une fréquence donnée par la direction est associée à une hausse de 26 pour cent dans l'appui des votants relativement à cette fréquence. Les résultats de tests supplémentaires semblent indiquer que l'association documentée est susceptible de comporter un lien de cause à effet. L'influence de la direction varie selon les sociétés, et elle est moins marquée dans celles où la crédibilité de la direction est perçue comme étant plus faible. Comparativement aux sociétés qui optent pour une fréquence de consultation annuelle, les sociétés qui, conformément à la recommandation de la direction, optent pour une fréquence triennale sont sensiblement moins susceptibles de réagir à un vote négatif en modifiant leurs pratiques en matière de rémunération, ce qui confirme l'hypothèse selon laquelle une consultation moins fréquente suppose une obligation de rendre compte moins lourde pour la direction.